ISSN : 2269-5990

mercredi 19 juillet 2017

à paraître: Jacques Bouveresse, Le Parler de la musique 1. La musique, le langage, la culture et l’histoire


Livre sur la musique par Jacques Bouveresse, en trois tomes


à paraître, le deuxième tome: 

Jacques Bouveresse
Le Parler de la musique 1
La musique, le langage, la culture et l’histoire
Éditions L'improviste
Les aéronautes de l'esprit  
octobre 2017


Le troisième tome Le Parler de la musique 2 sera publié en 2018


 






(Merci à Jacques Bouveresse)

 

lundi 12 juin 2017

écouter: Jacques Bouveresse, à propos de son livre Le mythe moderne du progrès. À partir des critiques de Karl Kraus, de Ludwig Wittgenstein et de Georg Henrik von Wright


Jeudi Noir, Radio Libertaire, 8 Juin 2917 

(Merci à Jeudi Noir pour l'info)
 
Jacques Bouveresse
Le mythe moderne du progrès
À partir des critiques de Karl Kraus, de Ludwig Wittgenstein et de Georg Henrik von Wright
Agone
Cent mille signes 
2017

Présentation de l'éditeur
Dans Le Mythe du progrès, von Wright remet en question certaines de nos croyances contemporaines les plus fondamentales, en particulier la croyance au progrès, et rappelle, d’une part, que l’espèce humaine est soumise à la même loi de précarité et de caducité que les autres espèces et, d’autre part, que rien ne garantit que la forme industrielle de production soit biologiquement adaptée à l’être humain. Ces deux idées pourraient donner l’impression de relever du simple bon sens ; elles n’ont rien de particulièrement choquant ou subversif. Mais elles n’en ont pas moins suscité des réactions négatives surprenantes de la part de tous ceux, scientifiques, économistes, politiciens, intellectuels, qui partagent une conviction commune, que l’on peut appeler « la croyance dans la croissance économique illimitée ».
   Ce qui confirme l’idée de Kraus que, même si on ne sait pas ce qu’est le progrès, tout le monde est plus que jamais tenu de croire qu’une chose au moins est sûre : nous progressons, nous pouvons le faire de façon illimitée, et l’obligation de continuer à le faire est une sorte d’impératif catégorique pour les sociétés contemporaines.
   Quand il s’interroge sur le type de lecteurs qui seraient, au contraire, susceptibles d’apprécier les idées qu’il a développées, von Wright suggère prudemment deux groupes, qu’il appelle celui des « conservateurs de la valeur » et celui des « intellectuels de gauche » – dont il constate, d’une façon que je ne contredirai pas, qu’il semble pour tout dire déjà moribond. La question qui se pose est de savoir qui sont aujourd’hui les intellectuels de gauche. Doit-on encore appeler ainsi des gens qui, s’ils sont plus sensibles que d’autres aux coûts sociaux et humains du progrès, et en particulier aux inégalités qu’il engendre, n’en continuent pas moins le plus souvent à croire à la possibilité et à la nécessité du progrès par la croissance économique illimitée, se contentant pour l’essentiel d’exiger que les fruits de la croissance soient répartis un peu plus équitablement ?

vendredi 21 avril 2017

en ligne: Jacques Bouveresse & Pierre Bourdieu, " Conformismes et résistance " (Oxford, 1996)

Source des Photos: Maison française d'Oxford sur Facebook


Merci à la Maison française d'Oxford pour le pdf ci-dessous et l'autorisation de diffusion

(Débat, Oxford, 1996), in La Lettre de la Maison française d'Oxford, 7, p.177-189, aussi in Jacques Bouveresse, Bourdieu, savant & politique, Agone, 2004





voir également: Pierre Bourdieu, à propos de Jacques Bouveresse, et Jacques Bouveresse, à propos de Pierre Bourdieu







vendredi 3 mars 2017

Rencontre avec Jacques Bouveresse à propos de son livre Le Mythe moderne du progrès, 22 mars 2017, à Metz


Rencontre avec Jacques Bouveresse
à propos de son livre Le Mythe moderne du progrès

à la Librairie Autour du monde
Mercredi 22 mars
à 18h30
44 Rue de la Chèvre
57000 Metz

mercredi 1 mars 2017

Jacques Bouveresse, « Le principe d'irréalité, le mensonge et la propagande (quelques remarques inspirées de Karl Kraus, d'Orwell et de Chomsky)», Séminaire Médias et Sciences Sociales, EHESS, 6 mars 2017


Jacques Bouveresse, « Le principe d'irréalité, le mensonge et la propagande (quelques remarques inspirées de Karl Kraus, d'Orwell et de Chomsky)»

Séminaire de Sylvain Bourmeau, professeur associé à l'EHESS 

6 mars 2017
(18h salle 11, 105 bld Raspail 75006 Paris)
entrée libre

vendredi 17 février 2017

Jacques Bouveresse, Le mythe moderne du progrès. À partir des critiques de Karl Kraus, de Ludwig Wittgenstein et de Georg Henrik von Wright

Jacques Bouveresse
Le mythe moderne du progrès
À partir des critiques de Karl Kraus, de Ludwig Wittgenstein et de Georg Henrik von Wright
Agone
Cent mille signes 
2017

Présentation de l'éditeur
Dans Le Mythe du progrès, von Wright remet en question certaines de nos croyances contemporaines les plus fondamentales, en particulier la croyance au progrès, et rappelle, d’une part, que l’espèce humaine est soumise à la même loi de précarité et de caducité que les autres espèces et, d’autre part, que rien ne garantit que la forme industrielle de production soit biologiquement adaptée à l’être humain. Ces deux idées pourraient donner l’impression de relever du simple bon sens ; elles n’ont rien de particulièrement choquant ou subversif. Mais elles n’en ont pas moins suscité des réactions négatives surprenantes de la part de tous ceux, scientifiques, économistes, politiciens, intellectuels, qui partagent une conviction commune, que l’on peut appeler « la croyance dans la croissance économique illimitée ».
   Ce qui confirme l’idée de Kraus que, même si on ne sait pas ce qu’est le progrès, tout le monde est plus que jamais tenu de croire qu’une chose au moins est sûre : nous progressons, nous pouvons le faire de façon illimitée, et l’obligation de continuer à le faire est une sorte d’impératif catégorique pour les sociétés contemporaines.
   Quand il s’interroge sur le type de lecteurs qui seraient, au contraire, susceptibles d’apprécier les idées qu’il a développées, von Wright suggère prudemment deux groupes, qu’il appelle celui des « conservateurs de la valeur » et celui des « intellectuels de gauche » – dont il constate, d’une façon que je ne contredirai pas, qu’il semble pour tout dire déjà moribond. La question qui se pose est de savoir qui sont aujourd’hui les intellectuels de gauche. Doit-on encore appeler ainsi des gens qui, s’ils sont plus sensibles que d’autres aux coûts sociaux et humains du progrès, et en particulier aux inégalités qu’il engendre, n’en continuent pas moins le plus souvent à croire à la possibilité et à la nécessité du progrès par la croissance économique illimitée, se contentant pour l’essentiel d’exiger que les fruits de la croissance soient répartis un peu plus équitablement ?